jeudi 29 septembre 2016

Peut-on considérer la post-édition comme une alternative à la traduction?


Peut-on vraiment considérer la post-édition comme une alternative aux services d'un traducteur?

La traduction automatique offrant un résultat dangereusement littéral, la correction de textes générés automatiquement par de vrais traducteurs est-elle une bonne alternative pour les entreprises en quête de baisser leurs coûts de traduction?

Est-ce que cette solution peut offrir un résultat, si non parfait, correct, et surtout, est-ce plus rentable?

Je le rappelle, la post-édition consiste à traduire automatiquement un texte pour le faire ensuite réviser par un traducteur expérimenté, à une fraction du prix, évidemment.

Utiliser Google Translate pour cette pratique ne serait pas réaliste. Les logiciels de traduction automatique sont payants, je n'ai aucune idée du prix mais cela représente un investissement de base, plus les coûts de post-édition. Tout cela pour arriver à un résultat qui ne sera jamais aussi bon qu'une bonne traduction. Car même un excellent post-éditeur n'est pas un magicien, il peut réparer les dégâts mais à moins de tout réécrire, ce qui n'est pas son rôle, il ne changera pas toutes les structures de phrases maladroites, les choix de mots peu recherchés, bref, le style du texte. De plus, corriger un mauvais texte prend plus de temps que traduire un texte de zéro.

Le problème de base, c'est que traduire, c'est bien plus que traduire des mots. Traduire, c'est prendre en compte le contexte, connaître la culture de la langue source et encore mieux celle de la langue cible. Il s'agit de faire passer un message, d'interpréter l'idée qui se cache derrière les mots et de s'approprier tout ça pour interpeller le lecteur. C'est pour cette raison précise que je ne pense pas que la post-édition soit une alternative aux services d'un traducteur. Il s'agirait plutôt d'une alternative à la traduction automatique de base selon moi.