mardi 1 novembre 2016

Comment évaluer les délais de traduction?


La traduction étant à la fin du cycle créatif, il arrive bien souvent que le temps alloué à cette étape soit très restreint. Cela peut alors pousser le client à envoyer une version non définitive du fichier en traduction, qui devra être révisée par la suite, ou encore, à engager des traducteurs promettant l'impossible, risquant ainsi de se retrouver avec un résultat de mauvaise qualité.

Pour éviter ces situations qui ne conviennent ni au client, ni au traducteur, voici quelques petits conseils à prendre en compte au moment d'envoyer un document à traduire :

Ciblez le bon professionnel pour votre traduction
Certes, tous les traducteurs ne sont pas spécialisés, mais sachez que bon nombre de professionnels se spécialisent dans un ou plusieurs domaines en particulier. Par exemple, dans mon cas, je suis spécialisée dans la traduction marketing et touristique. Si vous avez une traduction spécialisée à faire, par exemple, une traduction médicale, essayez donc de trouver un spécialiste du domaine : il sera plus à l'aise avec le sujet et, par conséquent, il sera capable de travailler plus rapidement.

Astuce : Si vous cherchez un traducteur au Québec, sachez que vous pouvez sélectionner jusqu'à deux domaines dans le répertoire de l'OTTIAQ pour mieux raffiner votre recherche.

Contactez le traducteur à l'avance
Il arrive que les clients envoient leurs documents à traduire avant même de détenir la version finale par peur de manquer de temps. Ce n'est pas une bonne stratégie. Contactez votre traducteur à l'avance en l'informant du nombre de mots approximatif contenu dans le document pour lui permettre de s'organiser et de vous donner un délai réaliste. Vous aurez ainsi une idée du temps à prévoir pour la traduction du document et pourrez vous organiser en conséquence.

Envoyez la version finale
Assurez-vous que le document que vous faites traduire est bien la version finale et qu'aucune modification ne devra être apportée par la suite.
Toute modification se traduira par une augmentation de votre facture finale et surtout, entraînera des délais.

Ne sous-estimez pas le délai de traduction 
Le temps de traduction est directement lié au volume du texte et à son sujet. À titre indicatif, sachez qu'en moyenne, un traducteur peut traduire environ 2 500 mots par jour, tout dépendamment de la difficulté du texte, bien sûr. Il est donc irréaliste d'envoyer un texte de 5 000 mots à traduire et de le demander pour le lendemain.



lundi 10 octobre 2016

L'importance de la localisation

Au Québec, selon la Charte de la langue française, l'étiquetage des produits, la documentation commerciale, l'affichage commercial et les logiciels doivent être disponibles en français.

Mais toutes les traductions ne sont pas de qualité. On croise régulièrement des traductions absurdes, grotesques, et parfois amusantes sur les différents produits qui nous tombent entre les mains.

Le magazine Protégez-vous a même créé une rubrique intitulée Hein? avec plus de 800 traductions ridicules, fantaisistes ou absurdes.

Et même les grandes enseignes parfois se retrouvent avec des traductions incompréhensibles. Je vous avais déjà parlé de Wal-Mart ou Babiesrus dans des billets précédents.

Dernièrement, en achetant des chaussures pour mon fils, j'ai souri en voyant water friendly traduit par « l'eau amical », et je me suis énervée en trouvant « un cap » à colorier « machine lavable ».


Dans le cas du dernier, je n'arrive même pas à m'expliquer l'erreur, sachant qu'un logiciel de traduction automatique aurait fait mieux.

Il m'arrive même de prendre une photo des pires erreurs que je croise sur mon passage pour les publier sur mon compte Instagram.

Enfin, soyons sérieux, ce genre d'erreurs nuit énormément à l'image de marque de l'entreprise. La localisation est vraiment une étape fondamentale pour la réussite d'une société. Faire appel à un traducteur chevronné peut vous éviter bien des mésaventures. Il s'agit d'un petit investissement qui s’avérera très payant au fil du temps.

jeudi 29 septembre 2016

Peut-on considérer la post-édition comme une alternative à la traduction?


Peut-on vraiment considérer la post-édition comme une alternative aux services d'un traducteur?

La traduction automatique offrant un résultat dangereusement littéral, la correction de textes générés automatiquement par de vrais traducteurs est-elle une bonne alternative pour les entreprises en quête de baisser leurs coûts de traduction?

Est-ce que cette solution peut offrir un résultat, si non parfait, correct, et surtout, est-ce plus rentable?

Je le rappelle, la post-édition consiste à traduire automatiquement un texte pour le faire ensuite réviser par un traducteur expérimenté, à une fraction du prix, évidemment.

Utiliser Google Translate pour cette pratique ne serait pas réaliste. Les logiciels de traduction automatique sont payants, je n'ai aucune idée du prix mais cela représente un investissement de base, plus les coûts de post-édition. Tout cela pour arriver à un résultat qui ne sera jamais aussi bon qu'une bonne traduction. Car même un excellent post-éditeur n'est pas un magicien, il peut réparer les dégâts mais à moins de tout réécrire, ce qui n'est pas son rôle, il ne changera pas toutes les structures de phrases maladroites, les choix de mots peu recherchés, bref, le style du texte. De plus, corriger un mauvais texte prend plus de temps que traduire un texte de zéro.

Le problème de base, c'est que traduire, c'est bien plus que traduire des mots. Traduire, c'est prendre en compte le contexte, connaître la culture de la langue source et encore mieux celle de la langue cible. Il s'agit de faire passer un message, d'interpréter l'idée qui se cache derrière les mots et de s'approprier tout ça pour interpeller le lecteur. C'est pour cette raison précise que je ne pense pas que la post-édition soit une alternative aux services d'un traducteur. Il s'agirait plutôt d'une alternative à la traduction automatique de base selon moi.