mercredi 21 octobre 2015

La rédaction épicène


Connaissez-vous la rédaction épicène?
Nous avons tous recours par moment à la rédaction épicène, mais peut-être ne saviez-vous pas que ce processus portait ce nom.

Découvrons donc en quoi consiste la rédaction épicène.

Définition

Selon l'Office québécois de la langue française, la rédaction épicène peut se résumer ainsi :

Rédiger épicène, c’est d’abord avoir le souci de donner une visibilité égale aux hommes et aux femmes dans les textes. C’est aussi une pratique d’écriture renouvelée qui repose sur des procédés rédactionnels qui lui sont propres. 

Les principes généraux

Voici un condensé des principes généraux pour la rédaction épicène mentionnés par l'Office :

  • Abandonner la mise au masculin habituelle du texte
  • Penser épicène et rédiger épicène
  • Préserver la lisibilité du texte
  • Assurer l’intelligibilité du texte
  • Veiller à une juste répartition des formes féminines
  • Évaluer la pertinence du recours aux marques du genre
  • Utiliser toute la gamme des procédés disponibles
  • Adapter la rédaction épicène à chaque type de textes

Alors concrètement, comment accorder la même importance aux femmes et aux hommes dans la rédaction des textes, sans passer notre temps à faire des doublets, c'est à dire, utiliser la forme féminine et masculine du mot (ex. la candidate et le candidat)?

L'Office québécois de la langue française nous conseille d'« Utiliser toute la gamme des procédés disponibles ». Alors voyons quels sont ces procédés?

Et bien une des stratégies serait d'avoir recours à la formulation neutre.

La formulation neutre consiste à utiliser une forme qui ne présente pas d’alternance masculin/féminin tout en ayant un genre grammatical qui lui est propre.

On peut désigner les personnes par des noms collectifs (population du Canada pour Canadiens et Canadiennes, ou encore, par des noms qui correspondent à la fonction de la personne ou à l’unité administrative à laquelle elle est rattachée (la direction plutôt que le directeur), et enfin, par des mots épicènes (intrépides plutôt que audacieux).

Vous l'aurez compris, cet exercice est loin d'être facile, mais il fait pourtant partie de notre quotidien, en tant que traducteur.

Alors, saviez-vous que vous pratiquiez la rédaction épicène?