jeudi 7 novembre 2013

Fraude

Après cinq ans d'exercice comme traductrice indépendante, j'ai été victime de ma première fraude.

J'ai accepté une traduction d'un client soi-disant aux États-Unis qui voulait traduire un texte d'environ 3000 mots. Après quelques échanges, nous nous sommes mis d'accord sur un prix et une date et j'ai effectué la livraison. La seule chose d'un peu différente était que le client me demandait s'il pouvait payer par mandat postal, ce qui ne m'a pas paru particulièrement dangereux sur le coup. J'ai donc envoyé ma traduction et ma facture comme d'habitude et quelques jours plus tard, j'ai reçu une traite bancaire d'un montant bien trop élevé avec des instructions pour déposer le surplus d'argent dans un compte Western Union et là évidemment, j'ai vu qu'il s'agissait d'une fraude. Les instructions dans mon cas étaient postées avec le chèque, mais d'après la police, d'autres traducteurs près de chez moi ont reçu le chèque et les instructions séparément. Conclusion, je n'ai pas mordu à l'hameçon, mais j'ai perdu du temps à faire une traduction pour laquelle je ne serais jamais payée.

Pourquoi? D'abord parce que le donneur d'ouvrage a mentionné l'OTTIAQ ce qui m'a fait baisser ma garde (à tord), puis parce que j'étais occupée à ce moment-là, et enfin parce que je n'ai pas l'habitude de demander d’acompte pour les petits travaux, ce qui m'aurait permis de constater immédiatement qu'il s'agissait d'une fraude.

Apparemment dans ce cas particulier, les malfaiteurs visaient principalement les membres de l'OTTIAQ, qui nous a ensuite prévenus que plusieurs membres avaient reçu des courriels suspects.

À noter que cette fraude n'est pas la seule qui vise spécifiquement les traducteurs. Par exemple, l'AILIA met en garde contre les polluposteurs dans son bulletin en ligne, à savoir des fraudeurs qui utilisent des identités volées d'agences ou d'individus.

Que faire lorsque l'on est victime d'une fraude?

Si vous pensez avoir reçu un courriel frauduleux, vous pouvez communiquer avec le centre anti-fraude du Canada. De mon côté, j'ai appelé mon commissariat local et à ma grande surprise, ils ont pris mon appel très au sérieux, se sont déplacés chez moi pour prendre ma déposition et ont ouvert une enquête.

Et vous, est-ce que vous demandez systématiquement un acompte pour les nouveaux clients? Avez-vous constaté une hausse de courriels frauduleux dernièrement? N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour partager votre expérience.

mardi 8 octobre 2013

Apprendre la traduction en alternance


C'est en parcourant le groupe Traducteurs indépendants sur Viadéo que j'ai découvert qu'il était désormais possible d'étudier la traduction en alternance, c'est-à-dire, en suivant une formation à la fois théorique en université et pratique en entreprise, et surtout, en étant payé pour le travail effectué en entreprise.

C'est la première fois que j'entends parler d'une formation en alternance en traduction et je trouve que c'est un excellent moyen d'enseigner la traduction.

En ce qui me concerne, j'ai dû effectuer un stage obligatoire de quelques semaines (3 semaines je crois) à la fin de mes études pour valider mon diplôme, mais ces stages sont souvent peu formateurs et surtout, ne débouchent presque jamais sur une offre d'embauche.

Étudier la traduction et se confronter en même temps à la réalité du métier dans une entreprise de traduction me semble être une formule idéale.

J'ai vu que l'université Paris Diderot proposait une formation de ce genre, ce n'est sûrement pas la seule en France.

Je serais très curieuse de lire le témoignage d'une personne qui étudie ou a étudié la traduction de cette façon et connaître son avis sur cet enseignement alors n'hésitez pas à laisser un commentaire!

lundi 30 septembre 2013

Journée mondiale de la traduction 2013


À peine terminées les festivités de la journée européenne des langues, voici déjà venue l'heure de célébrer la Journée mondiale de la traduction.

La Fédération internationale des traducteurs ou FIT choisit chaque année un nouveau thème et celui de cette année s'intitule « Par delà les barrières linguistiques – Un monde unifié ».

Les événements se multiplient sur les réseaux sociaux, on vous invite à partager votre avis en répondant à diverses questions comme « La traduction, c'est... » (vos réponses sont attendues sur le blogue InternationalTranslation Day 2013) ou encore « Pourquoi traduisez-vous? » comme vous le propose Marta Stelmaszak via Twitter (n'oubliez pas d'utiliser le hashtag #whyxl8 pour vos réponses).

Si vous êtes à Montréal, vous pouvez participer à deux activités aujourd'hui.
D'abord de 12 h 30 à 16 h 30 : le Grand rendez-vous des terminologues à l’Office québécois de la langue française (OQLF) puis de 17 h à 19 h : le cocktail de réseautage aux 3 Brasseurs. Vous trouverez plus de renseignements directement sur le site de l'OTTIAQ.
Notez que d'autres activités auront lieu dans la province du Québec.

Enfin, la Journée mondiale de la traduction, c'est surtout et avant tout une façon de célébrer notre métier. Moi je la fête à ma manière en prenant quelques instants pour écrire ce billet et partager quelques infos sur mes différents réseaux sociaux. Et vous, comment allez-vous fêter cette journée?


jeudi 23 mai 2013

Soif de connaissances

On attend souvent d'un traducteur qu'il connaisse tout sur tout. C'est un peu trop nous en demander, mais il est vrai que le traducteur est tenu d'avoir une excellente culture générale.

Notre métier nous amène à apprendre beaucoup de choses dans bien des domaines. C'est souvent par plaisir que le traducteur va effectuer des recherches sur le sujet qu'il traduit afin d'en maîtriser les subtilités. Il arrive aussi parfois que le traducteur doive effectuer des recherches approfondies par manque de connaissances du sujet qu'il traduit, même si la plupart des professionnels refuseront la traduction d'un texte dans un domaine qu'il ne maîtrise pas. Et parfois, il arrive qu'on traduise un texte tellement intéressant qu'on a envie d'en savoir plus sur le sujet.

Toutes les excuses sont bonnes pour apprendre, et grâce aux MOOC - les Massive Open Online Course ou Cours ouvert en ligne et massif en français - il est désormais facile de suivre un cours universitaire gratuitement et depuis la maison. Vous recevez des devoirs que le professeur corrige, vous pouvez faire des groupes d'étude avec d'autres étudiants du même cours, et à la fin du cours, vous passez un examen et obtenez un certificat de réussite.

Ce n'est pas la seule manière d'approfondir ses connaissances. La Khan Academy offre un système un peu similaire avec de courtes vidéos explicatives en ligne.

Je trouve cette initiative fascinante même si je n'ai pas encore eu l’occasion de la tester.

Pour en savoir plus à ce sujet, je vous propose de visionner ce reportage de la CBC (en anglais) :

lundi 22 avril 2013

Combien ça coûte d'engager un traducteur?


Il est souvent difficile de s'y retrouver lorsqu'on veut engager un traducteur. Il peut y avoir des différences de prix importantes entre un traducteur et un autre, alors comment le traducteur calcule-t-il le prix de sa traduction? Voici une série de questions/réponses qui vous aidera à y voir plus clair.

Quel est le tarif moyen au mot auquel je peux m'attendre de la part d'un traducteur agréé?
Selon les dernières statistiques dévoilées par l'OTTIAQ, le prix moyen au mot d'une traduction tourne autour de 0,22 $ et 56 $ de l'heure. Bien entendu, cela ne veut pas dire que tous les traducteurs agréés demandent ce prix-là. Chaque traducteur est libre de décider de ses tarifs, l'Ordre n'impose pas de prix ni même de fourchette de prix.

De quoi dépend le prix?
Le prix peut varier en fonction de l'expérience, de la combinaison de langues et du type de service. Une traduction spécialisée ou une traduction agréée sera souvent plus chère qu'une traduction générale.
La quantité de mots à traduire peut aussi influencer le prix. Enfin, il faut se méfier des traductions trop bon marché, car celles-ci peuvent cacher un manque de professionnalisme et vous forcer à engager une deuxième personne pour obtenir un résultat correct.

Comment obtenir un devis précis?
Pour vous transmettre un devis précis, le traducteur aura besoin de connaître le nombre de mots à traduire et le domaine de la traduction, l'idéal étant de pouvoir consulter le texte avant de rédiger le devis.

Comment se calculent les prix en traduction?
Comme vous l'aurez compris, les prix se calculent souvent au mot ou à l'heure. Le tarif au mot se prête mieux à la traduction tandis que le tarif à l'heure est souvent plus adapté aux services de révision. Il existe aussi certaines personnes qui facturent à la ligne ou à la page. Il est également possible de convenir d'un tarif fixe pour un travail donné. Ce procédé est particulièrement utilisé dans la traduction marketing ou transcréation.

Je vous invite également à consulter mon billet Comment trouver un traducteur.

mardi 9 avril 2013

Le temps des impôts

Taxes
Source : Flickr | Tax Credits

Avril, c'est le mois des impôts, et même si ce n'est pas mon moment préféré de l'année, il faut bien s'y mettre.

Combattre les idées reçues

Beaucoup de travailleurs pigistes redoutent de se mettre à leur compte par crainte de payer trop d'impôts. Il est vrai qu'à la différence des salariés, nous devons payer à la Régie des rentes du Québec la cote part de l'employeur en plus de celle du salarié, mais à part ça, je ne suis vraiment pas sûre qu'il y ait une grosse différence.

Apprendre à s'organiser

Le plus grand défi du travailleur pigiste est de savoir s'organiser.
Le montant reçu par le salarié à chaque paie est net alors que le travailleur pigiste reçoit des montants bruts. C'est à lui de s'organiser pour mettre une partie de ses gains de côté afin d'avoir suffisamment d'argent au moment de la déclaration d'impôt pour régler sa facture. 
L'idée de payer un gros montant à la fin de l'année plutôt que de se voir prélever une partie de son salaire bi-mensuellement fait peur à certaines personnes. D'autres y voient un côté positif puisque cela leur laisse la possibilité de faire fructifier leur bien sur un compte d'épargne à intérêt élevé par exemple pendant plusieurs mois. Attention tout de même à ne pas mettre votre argent en danger puisque celui-ci devra être disponible à court terme.

Faire appel à un professionnel

Certaines personnes sont excellentes avec les chiffres et d'autres un peu moins. Si la comptabilité n'est pas votre tasse de thé ou si tout simplement vous n'avez pas le temps de vous en occuper, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel. C'est un investissement, certes, mais il s'avérera certainement payant.
De plus, cela vous fait une personne de contact en cas de doute pendant le reste de l'année.

lundi 25 février 2013

La traduction pigiste : un métier solitaire?

Si vous croyez que, parce qu'il travaille seul dans son bureau, le traducteur pigiste est solitaire, vous vous trompez.

Au fil des années, j'ai découvert une grande solidarité entre les traducteurs pigistes du monde entier.

Spontanément, les traducteurs pigistes vont se mettre en contact pour se prévenir d'un client suspect par exemple, ou partager une mauvaise expérience pour éviter à d'autres de perdre leur temps.

On échange des conseils, des astuces, on participe à des activités organisées par une association de traducteurs, pas vraiment dans le but de réseauter mais plutôt de partager son expérience avec ses collègues.

Dernièrement, j'ai été contactée par une collègue traductrice de l'Ordre des traducteurs du Québec qui désirait consulter les autres membres pour créer un dialogue autour de la situation actuelle de la traduction au Québec.

Pourquoi se mettre en contact?

Selon moi, l'isolement est la pire chose qui puisse arriver à un traducteur pigiste. La communauté des traducteurs est très ouverte et riche, pourquoi vous priver des bons conseils que vos collègues ont à vous offrir?

Comment se mettre en contact?

  • Les réseaux sociaux

La réponse la plus évidente de nos jours est bien sûr par les réseaux sociaux. Au niveau trucs et astuces, Twitter est une mine d'or. Sur Facebook aussi vous trouverez quelques pages professionnelles avec d'excellents conseils, anecdotes, nouvelles sur le monde de la traduction, etc.

  • Les blogues

Si vous avez un peu de temps, je recommande de créer un fil d'actualité et d'y inscrire les blogues de traduction les plus intéressants pour vous. Les blogues sont nombreux et je vous laisse le soin de choisir ceux qui vous attirent le plus. Pour vous aider, voici une liste non exhaustive de blogues sur la traduction mise à votre disposition par Nathalie Renevier.

  • Les forums

Je ne suis pas adepte des forums mais on peut également y trouver des conseils intéressants. LinkedIn regorge de forums sur la traduction. Les sites comme Translatorscafé et ProZ.com disposent aussi de forums.

  • Les associations de traducteurs et autres

Il y a sûrement une association près de chez vous qui organise des rencontres. Si vous êtes à Montréal par exemple, il est encore temps de s'inscrire au forum Votre industrie - votre opinion organisé par l'AILIA dans les locaux de l'OTTIAQ le 6 mars 2013 de 13 h à 17 h. Attention, le forum est gratuit mais il est important de s'inscrire car le nombre de places est limité.

lundi 11 février 2013

Quand les grandes marques font appel à la traduction automatique

On repère de loin une traduction automatique, comme celle que j'ai trouvée hier soir en me renseignant sur un humidificateur en vente chez Wal-Mart.

Voici les caractéristiques du produit :

Source : Wal-Mart

J'ai d'abord été tentée de souligner les passages les plus mauvais mais il aurait fallu souligner tout le texte.
Le deuxième point : « Ouverture supérieure en forme d'entonnoir lui permet d'être facilement rempli à partir de ci-dessus en utilisant un pichet ou de l'eau peut » est une bonne illustration de ce que donnent les traductions automatiques, « l'eau peut » étant en fait la traduction littérale de "water can". Le cinquième point est aussi un bon exemple des atrocités que peuvent fournir les traductions automatiques : « Pro tec MC filtre traité et réservoirs d'eau permet de garder nettoyez l'humidificateur entre les nettoyages ». Outre l'erreur  « garder nettoyez », la phrase en elle-même ne veut rien dire.

Après avoir passé 10 minutes à essayer de comprendre ce que voulait dire la description du produit, je suis passée à l'anglais et tout est devenu beaucoup plus clair!

Source : Wal-Mart


Ça peut paraître anodin, encore une mauvaise traduction, c'est vrai que ce n'est pas la seule, et pourtant selon moi c'est une erreur stratégique de taille qu'a commise Wal-Mart en négligeant la traduction en français de la description de ses produits de vente en ligne au Québec. 

Lorsqu'on fait du commerce au Québec, on doit se conformer aux stipulations de la Charte de la langue française qui comprend 4 volets : 
- L'étiquetage des produits;
- La documentation commerciale;
- L'affichage commercial;
- La langue des logiciels. 

Il est donc normal que le site soit traduit.

Ensuite, c'est à l'entreprise de décider du budget qu'elle allouera aux services de traduction, et apparemment dans ce cas, l'investissement a été limité. Pourtant, les avantages de la localisation ne sont plus à démontrer. Dernièrement, un article est encore paru sur Mashable à ce sujet (article en anglais). La traduction est nécessaire pour permettre à un commerce de réussir à l'international, mais à condition que celle-ci soit bien faite, cela va de soi.

Pour les personnes qui ne seraient pas forcément familières avec cette marque, Wal-Mart est une des principales chaînes de supermarché aux États-Unis. Elle a aussi ouvert des supermarchés dans plusieurs pays à travers le monde, dont le Canada. Pour l'anecdote, au 3e trimestre 2012, son bénéfice net augmentait de 9 % pour atteindre 3,6 milliards de dollars, il serait peut-être temps de penser à dégager une partie de ces bénéfices pour engager quelques bons traducteurs francophones.


lundi 28 janvier 2013

Du sous-titrage au doublage


Exemples de titres de films récents traduits - source : cinemacenter

Je n'ai pas eu l'occasion de commenter mon dernier voyage en Argentine sur ce blogue, il y a pourtant un petit détail que la traductrice en moi n'a pu s'empêcher de remarquer.

Traditionnellement, en Argentine, les films étrangers ne sont pas doublés mais sous-titrés. Il y a quatre ans, lorsque je résidais en Argentine, la grande majorité des films et séries sur le câble étaient encore sous-titrés, mais en parcourant les chaînes du petit écran cette année, je me suis aperçue que désormais, c'est l'inverse. La très grande majorité des films et séries sont doublés, ce qui m'a vraiment surprise.

Certaines chaînes ont d'ailleurs décidé de passer en premier la série sous-titrée puis un autre jour la série doublée, histoire de plaire au plus grand nombre.

Au cinéma, c'est pareil, de plus en plus de films sont doublés, alors qu'avant c'étaient surtout les films pour enfants.

Alors comment expliquer ce changement?

Une des explications que j'ai entendu et qui me semble probable serait qu'avec l'essor de plusieurs pays d'Amérique latine et la sortie de la pauvreté d'une partie de la population, les différentes chaînes du câble auraient mené des études et seraient arrivées à la conclusion que les spectateurs n'avaient plus envie de faire l'effort de lire les sous-titres et préféraient voir directement le film dans leur langue maternelle.

Il serait intéressant de voir si cette tendance est accompagnée d'un boom dans l'industrie du doublage vers l'espagnol, serait-ce un secteur qui a le vent en poupe?

lundi 21 janvier 2013

Wordfast Anywhere

Capture d'écran du site Wordfast Anywhere

Saviez-vous qu'il était désormais possible d'utiliser les services de Wordfast en ligne grâce au programme Wordfast Anywhere, et ce, gratuitement.

Pour cela, il suffit de s'inscrire et on peut commencer à utiliser le service.

J'utilise plus Omega T en ce moment donc je n'ai pas encore testé le service mais il semblerait qu'il soit possible de traduire jusqu'à 10 documents en même temps et le compte permet de stocker jusqu'à 1 000 000 unités de traduction, ce qui est vraiment bien.

En ce qui concerne l'interface, elle semble très similaire à celle du logiciel donc ceux qui utilisent Wordfast ne seront pas dépaysés.

Une fois qu'on est habitué à des outils professionnellement, il n'est pas forcément facile de passer à autre chose mais je trouve que cette initiative est particulièrement appréciable pour les étudiants et les jeunes professionnels qui n'osent pas encore investir dans un logiciel.

Enfin, au niveau de la sécurité des informations traduites, les conditions générales stipulent que Wordfast n'utilisera pas, ne vendra pas, ne révélera pas ni ne distribuera les données qui lui sont confiées, ce qui était ma principale crainte lorsque j'ai appris que l'utilisation du site était gratuite.

Si vous avez testé le service, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour me faire part de votre avis.

lundi 14 janvier 2013

Norme nationale pour les services de traduction


Traducteurs canadiens, êtes-vous au courant qu'il existe une norme nationale pour les services de traduction (et d'interprétation aussi d'ailleurs)?

Ce programme de certification existe depuis 2009 et a été lancé par l'AILIA, l'association de l'industrie de la langue au Canada.

En quoi consiste cette certification?

« La certification se fonde sur la norme nationale CAN/CGSB-131.10-2008, Services de traduction, élaborée par l’Office des normes générales du Canada, approuvée par le Conseil canadien des normes. Cette norme a été élaborée grâce à la participation de représentants de l’AILIA, d’associations professionnelles, du milieu gouvernemental et du domaine de l’enseignement ainsi que de clients et d’autres intervenants. » Source : AILIA

Comment l'obtenir?

Il existe un Guide de préparation à la certification pour aider les candidats à monter leur dossier.
Une fois les documents réunis, vous devrez envoyer votre dossier à Orion Assessment Services of Canada, l'organisme de vérification chargé d'évaluer les candidatures. Bien sûr, cette démarche est payante, mais le site de l'AILIA ne précise pas le coût de la démarche.

Quels sont les avantages de cette certification?

Voici les avantages que vous pourrez retirer de cette certification selon le site de l'AILIA :


« La certification de l’AILIA offre plusieurs avantages aux fournisseurs de services de traduction

Qualité
Meilleur rendement des services
Crédibilité
Uniformité
Déroulement du travail amélioré et bien organisé
Protection pour les fournisseurs de services, les utilisateurs, les particuliers et le grand public
Processus et procédures plus clairs
Clarification des rôles
Relations commerciales fiables
Valeur ajoutée
Unification de la terminologie du secteur
Méthodologie garantissant la satisfaction du client grâce à un système d’identification de la non-conformité
Gestion du risque
Marketing – avantage concurrentiel unique »

Est-ce vraiment utile?

Ce que je ne comprends pas bien, c'est ce qu'apporte cette certification par rapport au fait d'appartenir à l'ordre des traducteurs de sa province. En effet, pour travailler pour le gouvernement, il est nécessaire d'appartenir à l'un de ces ordres pour les langues officielles, et en ce qui concerne la crédibilité et la qualité du traducteur, l'affiliation à l'ordre n'est-elle pas suffisante pour attester la qualité de cette personne?

Il est vrai qu'on peut toujours multiplier les certifications pour faire valoir ses services : ordre provincial, norme nationale, normes étrangères telles que l'ATA aux États-Unis, la SFT en France, etc., reste à voir si ces affiliations rapportent vraiment des clients.

Que pensez-vous de ces affiliations? Est-ce que l'affiliation à un ordre ou une norme vous a permis d'élargir votre clientèle?