mardi 29 mai 2012

Trouver son créneau


Find the idea
Source : Flickr | Khalid Albaih

Une des caractéristiques majeures qui définit un traducteur est qu'il doit connaître un peu de tout sur tout.

Rares sont les métiers où l'on attend d'une personne qu'elle soit compétente dans tous les domaines, mais la traduction est un de ces métiers-là.

Généralement au cours des études de traduction, on nous forme justement à traduire des documents plus ou moins techniques dans la plupart des domaines en demande. Ainsi, les étudiants sont formés à la traduction scientifique, médicale, juridique, économique, littéraire et générale.

Je sais qu'en Belgique, là où j'ai fait mes études, les diplômés de mon école étaient très bien perçus sur le marché du travail, principalement du fait de notre polyvalence.

Bien sûr, on n'est jamais vraiment expert dans tous les domaines, mais il n'empêche qu'en arrivant sur le marché du travail fraîchement diplômé, on est prêt pour un peu n'importe quel type de traduction.

Ce qui est vraiment intéressant par la suite, c'est de réussir à trouver son créneau, ou en tout cas, ses domaines de prédilections, ceux qui nous permettront de nous démarquer sur le marché du travail.

Selon mon expérience, trouver son secteur niche prend du temps. Personnellement, j'ai commencé par traduire des documents touristiques, puis des communiqués de presse pour finalement me diriger vers mon créneau actuel, la traduction marketing et la transcréation (à savoir, l'adaptation de messages publicitaires).

Attention, trouver son créneau ne veut pas nécessairement dire traduire uniquement dans ce domaine. Il s'agit simplement d'apprendre à discerner ses points forts, et ses points faibles par la même occasion. C'est d'autant plus important que votre point fort constitue votre force au moment de proposer vos services.

Et vous, combien de temps cela vous a-t-il pris pour trouver votre créneau?

mardi 15 mai 2012

L'art de définir ses tarifs

Lorsqu'on débute dans la traduction, comment savoir dans quelle fourchette de prix se situer?
C'est une question à laquelle nous avons tous été confrontés un jour ou l'autre et à laquelle il est très difficile de répondre.

Enfin, est-ce vraiment si difficile que ça?

C'est bien normal de ne pas savoir combien facturer lorsque l'on débute comme pigiste, voici donc quelques petits repères pour aider les traducteurs qui décident de se lancer dans une carrière d'indépendant.
  • Prendre connaissance des prix du marché
Si vous n'avez aucune idée des prix pratiqués pour la traduction dans votre pays, ne vous fiez pas au prix que vous propose le premier client venu, renseignez-vous avant de donner ou d'accepter un prix. Par exemple, vous pouvez commencer par consulter les statistiques fournies par TranslatorsCafé, mais ne vous limitez pas à une source, cherchez-en plusieurs.
Par exemple, pour le Canada, le prix moyen au mot est de 0,12$ selon cette source. De son côté, les statistiques de l'OTTIAQ pour 2010 révèlent que les traducteurs agréés ayant entre 0 et 3 ans d'expérience demande en moyenne 0,18 $ du mot. Vous pouvez donc en déduire que la moyenne se situe entre 0,12 et 0,18 $ du mot.
N'hésitez pas à poser la question sur des forums ou faire une recherche sur Internet pour voir si la question a déjà été posée (et je vous garantis qu'elle l'a déjà été). Vous pouvez aussi contacter l'association ou l'ordre de traducteurs de votre pays car certains disposent de statistiques à ce sujet. Certes, personne ne peut vous dire combien demander à votre client, mais peut-être trouverez-vous des personnes prêtent à vous dévoiler combien elles demandent aux leurs. Ils ne s'agit pas de copier les tarifs des autres mais d'être conscient des prix pratiqués sur le marché.
  • La bonne fourchette
Il est très rare que le traducteur obtienne le prix désiré du premier coup, surtout avec les agences. Commence alors un véritable travail de négociateur. Pour ne pas être déstabilisé, définissez le tarif que vous aimeriez idéalement toucher et fixez-vous un tarif minimum du mot en dessous duquel vous n'acceptez pas de descendre. Il devrait y avoir entre 5 et 6 centimes de différence maximum entre les deux tarifs.
Par exemple, si notre moyenne se situe entre 0,12 et 0,18 $, on peut imaginer une fourchette compétitive réaliste entre 0,10 et 0,16 $ du mot. (Ceci n'est pas un conseil mais un exemple).
  • Tenir compte de son expérience
Soyons réalistes, l'expérience compte et justifie en grande partie le tarif demandé. Ajustez donc votre prix en fonction de votre expérience. Attention tout de même de ne pas vous dévaloriser, surtout si vous avez de l'expérience dans un domaine connexe ou que vous possédez un diplôme en traduction.
  • Rester cohérent
On vous demandera souvent un prix au mot, à la page et à l'heure, alors préparez-vous. Surtout, restez cohérent. Ne demandez pas 0,16 $ du mot puis 35 $ de la page, ça n'aurait aucun sens.
Remarque : une page en anglais contient environ 550 mots.
De la même façon, ne demandez pas un tarif au mot de 0,16 $ pour ensuite offrir un tarif à l'heure de 20 $.
Remarque : on demande en général aux traducteurs de traduire environ 2 500 mots par jour.
  • Ne pas céder à la pression
On trouve de tout sur le marché de la traduction, et les agences peu scrupuleuses ne manquent pas. On vous promet un grand volume en échange d'un prix dérisoire? Est-ce vraiment la bonne méthode? Qu'allez-vous faire si au final le volume n'est pas au rendez-vous ou pire, est-ce que vous voulez vraiment être débordé de travail avec un client qui paye peu et risquer de devoir refuser un éventuel client plus généreux?
Il est important d'acquérir de l'expérience mais pas à n'importe quel prix.

Je reçois encore beaucoup d'offres de ce genre :


Maintenant que je suis habituée et que j'ai déjà une clientèle, je peux me permettre d'ignorer ces courriels, mais je me mets à la place des personnes qui viennent d'entrer sur le marché, comment réagir face à ces prix dérisoires? C'est là que vous devez penser à la fourchette de prix que vous avez définie. Ces prix ne devraient en aucun cas rentrer dans votre fourchette, ne perdez donc pas votre temps, déclinez simplement la proposition. Au début c'est difficile, mais sachez une chose, si les offres à prix dérisoires abondent sur les sites, elles ne sont pourtant pas la norme. 
Selon mon expérience, un grand nombre d'agences pratiquent tout de même une politique de prix raisonnable.
  • Penser au futur
Si vous êtes tenté d'accepter une traduction pour 0,06 $ du mot ou moins, pensez à votre futur et au futur de toute la profession. Si ces offres existent, c'est parce que ces agences savent que quelqu'un dira oui à un moment ou à un autre. C'est le plus gros problème des traducteurs, beaucoup de gens souhaitent économiser sur le fournisseur, à savoir, le traducteur, et payent mieux leur vendeur que leur fournisseur, or c'est une erreur fondamentale. La qualité a un prix, c'est évident, sauf que beaucoup l'oublient.
Lorsque vous acceptez un prix dérisoire, sans le savoir, vous nuisez à votre propre carrière. Prenez-en conscience dès le début, et ayez confiance. Si après quelques mois vous ne trouvez toujours que des annonces à 0,05 $ du mot, c'est qu'il faut changer de méthode, et non pas céder à la tentation.

mardi 1 mai 2012

À l'étude aujourd'hui : Scoop.it! et Instagram

Lorsque l'on plonge dans l'univers des médias sociaux, on est sans cesse tenté d'essayer de nouvelles choses, et comme l'offre abonde, on n'a que l'embarras du choix.

Après avoir inscrit Go4language tour à tour sur Facebook, LinkedIn, Twitter, Google+ et Pinterest, j'ai dernièrement fait l'essai de Scoop.it! et d'Instagram (application pour téléphones intelligents).

Scoop.it! permet de présenter les articles de journaux que vous sélectionnez dans un format semblable à celui d'un magazine. Très simple d'utilisation, il suffit d'ajouter le mini-signet Scoop.it! à votre barre d'outils et le tour est joué. Si vous aimez lire, c'est l'outil idéal. Personnellement, je ne publie qu'une petite partie des articles qui m'intéressent sur Twitter, par contre avec Scoop.it! je publie tout ce qui me semble pertinent de près ou de loin avec la traduction, je trouve donc les deux outils tout à fait complémentaires. À noter qu'il est possible de lier son compte Scoop.it! à son compte Twitter et Facebook mais comme j'essaye d'offrir des contenus différents à mes lecteurs sur chacune des plateformes que j'utilise, je ne me sers pas de cette option.

Passons maintenant à Instagram. On en a beaucoup entendu parler dernièrement lorsque Facebook a acheté l'entreprise pour un milliard de dollars, mais à quoi ça sert et comment peut-on l'utiliser? Instagram est en fait une application disponible depuis longtemps pour iPhone et depuis peu pour les téléphones Android. Elle permet d'appliquer des filtres sur vos photos. En ce qui me concerne, c'est surtout l'occasion de personnaliser ma marque. Avec Instagram, je suis devenue une sorte de micro-reporter de ma ville. Je prends la ville sous tous les angles, et parfois aussi j'en profite pour documenter les traductions incongrues et autres fautes de français que j'aperçois sur mon chemin.


La photo de couverture de mon profil Facebook a aussi été conçue avec Instagram.

L'avantage d'Instagram par rapport aux autres programmes qui permettent de modifier des photos, c'est la communauté d'instagramers (ou utilisateurs d'Instagram) avec lequel on interagit à chaque photo. C'est donc l'occasion d'entrer en contact avec un nouveau public. Restez cependant subtil car le but de l'application est bien de promouvoir ses photos et non ses services.

Ce que j'apprécie avec Instagram et Pinterest, c'est que ces deux plateformes vous permettent de vous démarquer et offrent la possibilité de découvrir la personne qui se cache derrière l'entreprise, ce que je trouve tout à fait indiqué pour les pigistes ou les TPE.

 Et vous, quels outils utilisez-vous pour votre entreprise hormis Facebook et Twitter?