lundi 25 avril 2011

La situation de la traduction au Canada

Il y a quelques jours, j'étais à la banque en train de faire la file et je regardais les publicités. Toutes les publicités étaient affichées en français et en anglais. Difficile de ne pas passer son temps à juger la qualité des traductions qui m'entoure. Et pourtant, ce n'est pas une déformation professionnelle, tout le monde ici juge et critique la qualité des traductions qu'il croise tout au long de la journée. Le magazine Protégez-vous.ca, par exemple, publie régulièrement des photos de mauvaises traductions que les lecteurs ou journalistes ont aperçues dans leur vie quotidienne.


Exemples de traduction des publicités de la banque en question.



Le traducteur au Canada, et particulièrement à Montréal qui est une ville bilingue, est donc constamment jugé, observé et critiqué. S'il fait du bon travail, son talent passera inaperçu, mais toute erreur sera montrée du doigt.

Le marché de la traduction au Canada est énorme. La loi exige que tous les documents officiels soient disponibles aussi bien en anglais qu'en français. Selon une étude publiée sur Fraser america, le gouvernement dépenserait plus de 1,8 milliard de dollars pour la traduction.

L'organisme en charge des traductions officielles au Canada s'appelle le bureau de la traduction ou BT. Il compte 1 800 employés, dont 1 200 traducteurs, interprètes, terminologues et localisateurs professionnels. Le BT ne traduit pas tout à l'interne. Il engage aussi des pigistes et sous-traite pas mal de contrats. Pour y postuler, il faut posséder un bac en traduction, soit trois ans d'études universitaires au Québec ou une équivalence du Bac québécois.

Actuellement le Canada manque de traducteurs. La situation est telle que le gouvernement encourage les étudiants en traduction à s'inscrire en bac de traduction en proposant des bourses, par exemple.

Une différence à noter entre le marché de la traduction canadien et européen est qu'ici les traducteurs  traduisent souvent dans une seule langue tandis qu'en Europe, les traducteurs ont souvent minimum trois langues à leur actif.

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