lundi 28 février 2011

Micmacs

Si vous aimez le cinéma français, vous avez certainement vu le dernier film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs à tire-larigot.

Une fois de plus, il nous plonge dans un monde extraordinaire peuplé de personnages hors du commun, dont un en particulier a attiré mon attention. C’est celui de Remington joué par Omar Sy.

Pour vous donner un aperçu, le personnage de Remington peut être décrit de la manière suivante :
 OMAR SY est REMINGTON

 Avant, il était ethnographe à Brazzaville. Il tape sur sa machine la liste de tout ce que ses copains rapportent et aussi de toutes les expressions consacrées qu’il remarque. Il en déduit ainsi que l’homme blanc a le compas dans l’oeil, l’estomac dans les talons, qu’il tient la dragée haute, se met martel en tête et passe du coq à l’âne.

 Et ainsi de suite tout au long du film. Un plaisir pour le public, un cauchemar pour les traducteurs.

Il s'avère que j’ai regardé la version sous-titrée en anglais de ce film, et à ma grande déception, la plupart des expressions étaient éludées ou périphrasées, peu étaient rendues par une expression équivalente en anglais. J’admets qu’il ne doit pas exister un équivalent pour chacune des expressions, mais tout de même,  la version sous-titrée anglaise perd beaucoup de la beauté du texte français.

Je ne sais pas si le film a été doublé, mais si c’est le cas, cela sera sans doute une véritable prouesse artistique!
Voici la bande-annonce et la présentation du personnage pour vous donner une idée plus précise du genre de dialogues.




lundi 21 février 2011

Lorsque la traduction devient un art

La traduction d'une chanson n'est pas une tâche aisée, on trouve de tout, les résultats ne sont pas forcément à la hauteur des originaux, mais on trouve aussi de brillantes traductions qui illustrent à la perfection le texte initial de l'auteur.

C'est le cas de cette chanson de Brassens, La mauvaise réputation, reprise en espagnol par Paco Ibañez sous le titre La mala reputación, qui a brillamment adapté  les paroles de cette chanson et a su séduire le public espagnol, qui d'ailleurs ne se doute pas forcément qu'il s'agit d'une reprise d'une chanson française.

Voici la version originale chantée par Georges Brassens :


et la version en espagnol de Paco Ibañez :

mercredi 16 février 2011

Demande d'agrément pour entrer à l'OTTIAQ

Je suis en train de mettre la touche finale à ma demande d'agrément pour entrer à l'Ordre des traducteurs du Québec, l'OTTIAQ.

Si vous souhaitez présenter une demande, toutes les informations nécessaires sont disponibles sur leur site Web. En cas de doutes ou de questions, il est possible de communiquer avec la coordonnatrice à l'agrément,  que j'ai appelé plusieurs fois et qui a toujours répondu à mes questions.

Si vous avez fait vos études à l'étranger, vous allez peut-être devoir demander une équivalence de diplôme auprès du Ministère de l'Immigration et des Communautés Culturelles.

En ce qui concerne le processus d'évaluation de la demande, j'ai trouvé sur leur site l'information suivante :
Dans l’appréciation de l’équivalence de ce programme d’initiation encadrée à la pratique professionnelle,le Comité tient compte particulièrement des facteurs suivants :
1. la nature et l’étendue de l’expérience du
candidat;
2. le fait que le candidat soit titulaire d’un ou de plusieurs diplômes obtenus au Québec ou ailleurs;
3. la nature et le contenu des cours suivis;
4. les stages de formation effectués;
5. le nombre total d’années de scolarité.
Suite à la mauvaise expérience de Céline en Angleterre, je trouve intéressant qu'en cas de refus, le bureau d'agrément soit tenu de communiquer au candidat les renseignements suivants:
Dans les 30 jours qui suivent la décision de ne pas reconnaître une équivalence, le Bureau doit en faire part par écrit au candidat et lui indiquer les motifs ainsi que les programmes d’études, les stages ou les examens dont la réussite, compte tenu de son niveau actuel de connaissances, lui permettrait de bénéficier de cette équivalence.
On m'a prévenue qu'il fallait attendre entre 3 et 4 mois pour obtenir une réponse à sa demande. En cas de refus, sachez qu'il est possible de contester la décision.
Le candidat qui est informé de la décision du Bureau de ne pas reconnaître une équivalence peut lui demander de se faire entendre à condition qu’il en fasse la demande par écrit au secrétaire dans les 30 jours de la mise à la poste de la décision. Le Bureau dispose d’un délai de 45 jours à compter de la date de la réception de cette demande d’audience pour entendre le candidat et, s’il y a lieu, réviser sa décision. À cette fin, le secrétaire convoque le candidat par écrit, transmis sous pli recommandé ou par la poste certifiée, au moins 10 jours avant la date de cette audience. La décision du Bureau est définitive et doit être transmise par écrit au candidat dans les 30 jours de la date de l’audience.
Comme je l'ai déjà mentionné, il n'est pas obligatoire d'appartenir à l'OTTIAQ.

Si je souhaite y entrer, c'est avant tout pour obtenir le titre de traductrice agréée (trad.a) et ainsi offrir à mes clients un gage de qualité supplémentaire.
C'est aussi pour moi l'occasion d'accroître ma visibilité au Québec, puisque l'OTTIAQ publie une liste de ses membres sur le Web, et de bénéficier des formations et du réseautage de l’Ordre.

lundi 7 février 2011

Quand je serai grande, je serai...

 

Quel chemin vous a conduit vers la traduction ou votre profession quelle qu'elle soit? Est-ce un hasard de la vie ou s'agit-il d'une vocation?

En m'inscrivant récemment sur un forum de traducteurs et ayant été invitée à me présenter au groupe, je me suis tout à coup souvenue d'où m'était venue l'envie de devenir interprète (car j'ai d'abord fait un bref passage en interprétation avant de me consacrer au métier de traductrice).

C'était en cours d'espagnol, en 3ème, alors qu'on étudiait une BD de Mafalda.


Traduction : Quand je serai grande, je travaillerai comme interprète à l'ONU
Comme ça je pourrai faire en sorte que les peuples se comprennent
j'étudierai l'anglais, le russe
Dis-lui qu'il aille se faire...
...et un peu de judo au cas où
Et pour être honnête, la lecture de cette vignette fut comme une révélation pour moi à l’époque. Le plus amusant c'est que je n'ai pas vraiment changé de plan de carrière depuis, à part pour passer de l'interprétation à la traduction (ce qui, il est vrai, est déjà un grand changement en soi, mais disons que cela reste dans le même domaine).

Depuis, Mafalda est devenue un peu mon héroïne, et lorsque je vois ma petite nièce d'Argentine casser sa tirelire pour s'acheter les histoires complètes de Mafalda, je me rends compte que je ne suis pas la seule à être inspirée par les histoires de cette petite fille et son regard clairvoyant sur le monde.

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NdR : Ce texte à été mis à jour suite à un commentaire anonyme.

mercredi 2 février 2011

Le sexe autour du monde


L'année dernière j'ai eu l'occasion de travailler sur un projet de sous-titrage pour le moins inhabituel ayant pour sujet le sexe autour du monde.

Actuellement à la diffusion sur TV5.ca, cette série documentaire aborde les relations hommes/femmes et la sexualité à travers le monde.

J'ai personnellement participé à la traduction et à l'adaptation des sous-titres des épisodes sur la Suède, l'Angleterre et l'Argentine, qui sont disponibles en ligne sur le site de TV5.ca pour une durée limitée (la Suède n'est déjà plus disponible).
Il est également possible de voir des extraits de la série sur le site du sexe autour du monde.

Et pour vous donner un aperçu, voici la publicité pour le lancement de la série.