lundi 1 novembre 2010

Changer notre manière de voir les choses

Il n'est pas aisé de s'improviser chef d'entreprise, même s’il s’agit uniquement de gérer sa propre carrière.
N’ayant aucune idée de ce qui m’attendait réellement et connaissant encore peu les us et coutumes québécois, j'ai décidé de suivre un cours d'entreprise afin de mieux gérer ma carrière de traductrice indépendante.

L'angle adopté par mes professeurs était de promouvoir notre créativité. Il semble effectivement que cette idéologie ait le vent en poupe en ce moment.

Un des auteurs préférés de mon professeur était Seth Godin, très connu pour son livre La vache pourpre.

En écoutant la radio ce matin, je suis tombée sur un entretien avec Luc de Brabandère, auteur de La valeur des idées, qui prône un peu la même idéologie, mais avec des exemples plus récents.

Le maître mot de la créativité selon ces deux auteurs, c'est d'être capable de changer sa manière de voir les choses.

Alors créativité vs innovation. La frontière semble mince et pourtant la différence serait énorme.
Ainsi, l'innovation serait l'art de changer les choses, mais dans le même champ de réalité. Il donne un exemple qui me parle beaucoup puisqu'il compare l'innovation à la traduction. Ainsi, l'innovation serait de traduire un livre dans différentes langues. Effectivement, le champ de réalité du livre reste le même. C'est bien le même livre, mais dans une autre langue.

La créativité quant à elle, serait de changer sa manière de voir les choses. Mon professeur avait l’habitude de nous donner des objets et de nous demander de leur trouver une utilisation complètement différente pour exercer notre créativité. Notre « examen » de fin de cours consistait à présenter notre métier avec comme seul outil une boîte. Quel exercice!
J'ai comparé la traduction à une trousse de premiers soins en expliquant que si une personne se blesse, elle devra aller consulter un spécialiste, elle ne va pas aller consulter son vendeur de journaux pour obtenir un diagnostic, et qu’en matière de traduction, le raisonnement était le même : quiconque voulait un travail bien fait devait s'adresser à un professionnel du métier. Le message était certes simpliste, mais au moins mon parallèle était clair et a été bien reçu par le public.

Pour en savoir plus sur la créativité, voici un entretien avec Luc de Branbandère sur You Tube.

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