mardi 21 septembre 2010

La traduction de l'argot argentin

Il n'est pas aisé de traduire l'argot, encore moins lorsqu'il s'agit de traduction de documents audiovisuels, où les personnes interrogées n'ont pas forcément préparé leur discours et sont plus propices à utiliser un langage moins châtié que dans les livres.

Pour mon premier essai dans le monde de la traduction audiovisuelle, je me suis confrontée au vocabulaire populaire argentin, notamment le « lunfardo » ou vocabulaire populaire hérité de l'immigration européenne du début du 20e siècle et popularisé par le tango.

Ayant vécu presque deux ans en Argentine, je comprends parfaitement les subtilités du langage, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il est aisé de trouver un équivalent en français qui rende correctement le sens du mot.

Ainsi un mot qui m'a posé problème, c'est la traduction du mot « piba », qui se traduit aisément par « ma petite » mais qui était placé dans un contexte amoureux cette fois-ci et que j'ai fini par traduire par « mon chou » après un long moment de réflexion.

Car en Argentine, on utilise beaucoup de diminutifs et autres mots affectifs qu'il ne faut pas forcément prendre au pied de la lettre.

Ainsi, « gordo » (gros) devient un mot doux au même titre que « chéri » en français.
« Negro » (noir) ne fait généralement pas référence à une personne de couleur, mais plus à un ami.
Un « Flaco » (maigre) peut être gros, un « enano » (nain) un géant de deux mètres, etc.

Le tout est de réussir à s'éloigner du sens premier du mot pour trouver le degré d'intimité qu'il faudra traduire selon le contexte.

Pour m'aider à mieux comprendre le contexte et l'utilisation de ces surnoms, mon mari argentin m'a montré cette publicité de Sprite qui, effectivement, est assez édifiante.


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