vendredi 17 décembre 2010

Joyeuses Pâques!

Voici un petit billet de saison en ce temps des fêtes.

L’autre jour je regardais Piège de cristal (Die Hard 1), avec les sous-titres en espagnol car j’aime bien regarder comment certaines expressions ont été traduites ou interprétées par les traducteurs, quand soudain, sans prévenir, en pleine célébration des fêtes de fin d’années, je vois apparaître à l’écran ces deux petits mots : Felices Pascuas!


Mon cerveau serait-il en train de me jouer un mauvais tour? Surprise, je reviens en arrière pour en avoir le cœur net, et là, je constate que Merry Christmas a bel et bien été traduit par Felices Pascuas. Impossible qu’il s’agisse d’une erreur de traduction ou d’interprétation, surtout que le reste des sous-titres est tout à fait correct, mais alors, que s’est-il passé?

J'ai d'abord pensé qu’il s’agissait d’une étourderie, mais non, l’erreur est récurrente, tout au long du film, et dans le deuxième aussi, la même erreur se répète, inlassablement : Felices Pascuas.



Alors à votre avis, d’où vient cette erreur?

Personnellement je pense qu’il s’agit tout simplement d’un problème de mémoire de traduction, mais tout de même, c’est à peine croyable de penser que ces sous-titres sont passés entre les mains d’une agence qui a osé les commercialiser sans même réviser le contenu.

Bonnes fêtes à tous!

samedi 11 décembre 2010

Amnesty International sonne l'alarme sur le sort des migrants latinos


J'abordais précédemment la question du bénévolat dans la traduction, voici un petit billet pour vous parler de la campagne qu'a lancée récemment Amnesty International et à laquelle j'ai participé pour dénoncer le sort que subissent les migrants d'Amérique centrale qui traversent le Mexique pour se rendre aux États-Unis.

Les Invisibles, c'est le titre de cette série de 4 documentaires réalisés par Marc Silver et Gael Garcia Bernal. Chaque documentaire reprend une thématique et dénonce une des atrocités (le kidnapping, le viol, les disparus et les mutilés) que subissent ces personnes en route pour l'espoir d'une vie meilleure.






Personnellement j'ai travaillé en collaboration avec Amnistie Internationale Canada (francophone) pour la traduction des documentaires et la préparation des sous-titres et Amnesty International (France) nous a rejoint.

Les vidéos sont en espagnol et ont été traduites vers le français et vers l'anglais.

Le Monde a même consacré un article à cette initiative le 6 décembre dernier.

lundi 6 décembre 2010

La traduction de documents officiels

Rubber Stamp Tree
Flickr | Jeffrey Beall

Je reçois régulièrement des demandes pour traduire des documents officiels, cependant je ne suis pas encore inscrite à l'Ordre des traducteurs du Québec, même si je suis en train de préparer le dossier, et je n'ai donc pas encore le pouvoir d'effectuer des traductions officielles.

Pour les pays fédéraux comme le Canada et l'Argentine, chaque province possède un collège ou ordre de traducteurs provincial. Seuls les traducteurs agréés de ces ordres respectifs seront habilités à effectuer la traduction de vos documents officiels.

Ainsi, pour prendre un exemple, au Québec, vous devrez vous adresser à l'OTTIAQ. Les ordres ou collèges mettent généralement le nom des traducteurs agréés en ligne, ce qui permet aux clients de trouver facilement les personnes compétentes pour leurs traductions légales.
À Córdoba, en Argentine, ce sera le  Colegio de Traductores de Córdoba.
Autant pour les traductions officielles il est impératif de faire appel à un traducteur agréé, autant pour des traductions d'affaires ou autre, il n'est pas nécessaire de consulter le répertoire de l'Ordre.

L'inscription à un ordre pour un traducteur est un choix. Celle-ci se fait sur concours ou sur dossier, gage de la qualité du traducteur, et l'adhésion est payante, généralement sur base annuelle.
Même au Québec où bon nombre de professions sont régies par des ordres, l'inscription à l'Ordre des traducteurs n'est pas obligatoire.

lundi 29 novembre 2010

La traduction des expressions idiomatiques espagnoles

3D Character and Question Mark
SMJJP Flickr

En tant que travailleuse autonome, j’ai la chance de pouvoir exercer plusieurs métiers en même temps, histoire de varier les plaisirs!

En plus de mes contrats de traduction, j’ai accepté un poste de professeur de français et je donne cours deux heures par jour dans une entreprise à des professionnels venus des quatre coins du monde.
Je couvre tous les niveaux et j’ai remarqué qu’une des choses les plus difficiles pour eux était les expressions idiomatiques.

En traduction, ce genre d’expressions posent également problème.

J’ai la chance que mon mari soit Argentin, alors lorsque je tombe sur une expression en espagnol qui me donne du fil à retordre, je peux toujours lui demander.

Prenons par exemple l’expression :
« Que tiene que ver el amor con la velocidad de la chancha? »
Aussi connu en Espagne comme  « que tiene que ver el amor con la velocidad del tocino? »
Traduit littéralement, cette expression signifie : « qu'est-ce que l’amour a à voir avec la rapidité de la truie? »
Pour le moins comique, cette expression signifie simplement :
« quel rapport y a-t-il entre une chose et l’autre? »
En français, je pense que l’expression la plus proche serait « je ne vois pas le rapport ».

Prenons-en une autre d’apparence simple, mais difficile à traduire. « Preguntando se llega a Roma. »
Littéralement, « c’est en demandant qu’on arrive à Rome », cette expression, a priori assez simple, peut s’avérer assez difficile à traduire par une expression française équivalente. La solution la plus simple me semble donc d’opter pour « c’est en posant des questions qu’on apprend ».

Enfin, ma préférée, « buscar la quinta pata al gato » qui se traduit littéralement par « chercher la cinquième patte du chat » et qui signifie  « chercher la petite bête. »

En français, cette expression ne veut donc littéralement rien dire.
Pour l'anecdote, un jour je suivais un cours avec une amie espagnole assez rigolote et nous étions en train de faire un débat, quand tout à coup, elle s'est exclamée devant la classe « arrête de chercher la cinquième jambe au chat! »
C'était franchement amusant de voir tout le monde se demander ce qu'elle pouvait bien vouloir dire, avant que je ne lui glisse à l'oreille qu'en français, on n'utilisait une autre expression et d'expliquer au reste de la classe ce qu'elle entendait par là.

Finalement, la traduction des expressions, c’est pas de la tarte!

mardi 23 novembre 2010

Étudier la traduction en Europe

 Source : UCD Dublin

Suite à la publication d'une interview qu'on m'avait accordée dans un journal féminin l'année dernière, j'ai reçu beaucoup de questions sur mon métier et sur les différentes écoles et formation en traduction.

En Europe, à ma connaissance, les principales écoles de traduction sont L'ESIT et l'ISIT (payante) à Paris, l'ISTI à Bruxelles et l'ÉTI à Genève.
Cela ne veut pas dire que ce soient les seules ni même forcément les meilleures, mais ce sont les principales à ma connaissance. Je pensais qu'il y avait un palmarès des meilleures écoles de traduction mais je ne suis pas parvenue à le trouver en ligne, je n'ai donc aucun classement officiel à vous proposer.

Les études en traduction offrent souvent des formations très complètes, le traducteur devant savoir un peu de tout sur tous les sujets, et par conséquent posséder une très grande culture générale.

Les études en traduction sont souvent difficiles et exigeantes, mais aussi très enrichissantes. Elles mettent l'accent sur la pratique ce qui permet aux jeunes traducteurs d'arriver opérationnels sur le marché du travail.

Personnellement j'ai étudié à l'ISTI, à Bruxelles, en anglais et espagnol.
Lorsque je suis arrivée là-bas, je possédais déjà une licence en LEA obtenue en France, et j'ai pu bénéficier d'une passerelle (c'est-à-dire, d'une équivalence) qui m'a évité de reprendre mes études de zéro et permis de ne perdre qu'une année d'étude.
J'ai aussi été dispensée d'un certain nombre de cours que j'avais déjà effectué en France.

Les cours que j'ai les plus appréciés et surtout, qui m'ont le plus servi dans ma vie de professionnelle, sont les cours de traduction économique et juridique. Je dois avouer que je continue à utiliser mon glossaire d'étudiante lorsque je dois effectuer la traduction d'un contrat par exemple.

J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que, de par notre proximité géographique avec les institutions européennes, nous ayons eu l'occasion de traduire de nombreux textes ayant trait à l'Union européenne.

Les diplômés en traduction jouissent généralement d'une très bonne réputation sur le marché du travail, car on sait que les étudiants ont reçu une bonne formation très complète. En tout cas à Bruxelles c'était comme ça.
Outre la traduction, nombre de diplômés en traduction sont recrutés dans le milieu de l'enseignement et des banques.

Peu importe les écoles, la carrière de traduction dure généralement 5 ans, soit l'équivalent d'un master. Il est fortement conseillé de profiter de ses études pour partir faire un échange inter-universitaire à l’étranger. J'ai choisi de partir un an en Finlande, à l'université de Jyvaskyla, dans le cadre du programme Érasmus, et je ne regrette absolument pas.

Une fois diplômé, il est possible de se spécialiser dans un domaine précis comme la traduction littéraire, technique, audiovisuelle, etc.

lundi 15 novembre 2010

Faire de la traduction bénévole


La frontière peut parfois être mince entre bénévolat et « exploitation ». Mais ce n'est pas parce que certaines personnes peu scrupuleuses peuvent exploiter le filon du bénévolat de manière honteuse que tout le monde le fait.
Quand j'ai un peu de temps libre, je traduis pour Amnistie Internationale Canada et Pressenza.

J'ai choisi ces deux associations car leurs activités me tiennent à cœur et que j'avais envie de les aider. N'ayant pas encore beaucoup d'argent à offrir je préfère les soutenir en leur donnant un peu de mon temps.

Choisir son bénévolat
Si vous choisissez d’exercer votre métier de façon bénévole, il faut être en mesure d’en tirer quelque chose. Sachant que ce ne sera pas d’ordre financier, choisissez un domaine qui vous plaît et pour lequel vous serez fier de travailler.

Le bénévolat pour avoir de l’expérience
Plutôt que de travailler pour une bouchée de pain, pourquoi ne pas travailler pour une association qui défend les mêmes valeurs que vous? Votre expérience sera probablement beaucoup plus enrichissante ainsi.
Au moment de postuler, soyez honnête, expliquez que vous n’avez pas beaucoup d’expérience. La plupart des associations ne travaillent pas seulement avec des professionnels, ils ont donc l’habitude de traiter avec des débutants et pourront vous donner quelques précieux conseils pour vous aider à atteindre la perfection.
Sachez que l’expérience que vous avez acquise comme bénévole est généralement comptabilisée dans votre expérience professionnelle au moment de vous présenter à  un Ordre des traducteurs.

Le bénévolat pour occuper son temps libre

Vous travaillez de chez vous et les affaires tournent un peu au ralenti en ce moment? Difficile de ne pas broyer du noir, mais pour passer le temps, pourquoi ne pas vous occuper avec un peu de traduction bénévole? Cela ne vous prendra que quelques heures par semaine voire par mois et vous donnera la sensation d’être utile en attendant que les affaires reprennent.

Le bénévolat pour se créer un réseau de contact dans un domaine particulier

Il est souvent difficile de trouver du travail dans un domaine dans lequel nous n’avons aucune expérience tangible. Le bénévolat peut donc être l’opportunité rêvée pour se forger un peu d’expérience dans un domaine précis et pouvoir la « vendre » auprès de nos clients  par la suite.
De plus, cela pourra aussi vous permettre d'établir quelques contacts dans le milieu et si vous faites du bon travail et que vous vous entendez bien avec l’association pour laquelle vous travaillez bénévolement, d’obtenir une recommandation attestant de votre savoir-faire.

Comment postuler?
Vous serez surpris par la quantité d’offres de bénévolat dans le domaine de la traduction. Mais ouvrez l’œil! Sachez différencier les associations qui ont sincèrement besoin d’aide et qui ne peuvent vraiment pas payer pour une traduction, des « vautours » qui demandent des bénévoles parce qu’ils ne voient pas l’intérêt de payer pour nos services.
Les grandes associations, ASBL, OSBL et autres, publient sur leur site leur besoin en matière de bénévoles. Vous pouvez aussi trouver des offres sur différents portails comme Cabm à Montréal qui regroupent toutes les offres de bénévolat pour la ville de Montréal.

lundi 8 novembre 2010

Les fêtes de fins d'années, une bonne stratégie commerciale?

Source : noobpreneur

Les décorations d'Halloween sont rangées et les grands magasins ont déjà sorti sapins et guirlandes. Vous l'aurez compris, le temps des fêtes de fin d'années approche à grands pas.
Pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour envoyer une petite carte de vœux à vos clients?
Si l’envoi d’une carte peut être une formidable occasion de reprendre contact et de rappeler votre présence et disponibilité à d’anciens clients, il convient tout de même de passer un minimum de temps à la choisir et à l’écrire, après tout, votre réputation est en jeu.

Au travail !
L’heure est venue de se poser un certain nombre de questions : ma liste de clients est-elle à jour ? Quel effet je veux obtenir en envoyant mes cartes de vœux ? À qui vais-je envoyer des cartes ? Quel est mon budget pour cette opération marketing ?

Choix de la carte
En Amérique du Nord, la carte de vœux est très populaire, il se peut que le client en reçoive un grand nombre, il faut donc choisir avec grand soin sa carte pour qu’elle obtienne l’effet escompté.
Il est moins cher de prendre la même carte pour tous ses clients et de la commander en grande quantité, mieux vaut donc rester neutre sur le choix la carte. Si vos destinataires ne parlent pas tous la même langue, évitez d’opter pour une carte en anglais en pensant que tout le monde comprendra. Ce sera certainement le cas, mais l’effet sera plus réussi si chacun peut s’identifier avec la langue de la carte. La solution la plus simple semble donc d’opter pour une carte sans message et de le rédiger soi-même (à la main si vous avez une jolie écriture).
Mais neutralité ne veut pas dire banalité! On trouve de tout sur Internet si on prend le temps de chercher, donc pas besoin de craquer pour la première carte avec un sapin. Au choix, on peut décider d’inclure sur la carte son logo d’entreprise ou de rester plus subtil, par exemple en se contentant de glisser une carte de visite dans la carte pour rappeler que c’est vous qui envoyez ce message. Attention par contre à inscrire aussi vos coordonnées quelque part sur la carte, avec un tampon ou autre, au cas où la carte d'affaires serait séparée de la carte de vœux.

Rédaction du contenu
Je n’aurais que trois mots : honnêteté, amabilité et concision.
Il s’agit d’établir une relation avec le client, de prendre de ses nouvelles, de lui montrer que nous valorisons notre relation avec lui. Le plus facile est de trouver un détail qui fera mouche, que ce soit par rapport au contenu traduit, aux échanges informels, à la situation géographique du client si elle est différente de la vôtre, etc. Pourquoi ne pas inclure une pointe d’humour par rapport au service offert, écrire un poème, ajouter une illustration, une photo particulièrement admirable (et appropriée à la circonstance), il s’agit là de se démarquer.

Ne pas attendre la dernière minute peut donc s’avérer payant. J’ajouterais aussi que certains services postaux offrent la possibilité de créer des timbres personnalisés, cela pourrait aussi être un bon moyen de sortir du lot.

lundi 1 novembre 2010

Changer notre manière de voir les choses

Il n'est pas aisé de s'improviser chef d'entreprise, même s’il s’agit uniquement de gérer sa propre carrière.
N’ayant aucune idée de ce qui m’attendait réellement et connaissant encore peu les us et coutumes québécois, j'ai décidé de suivre un cours d'entreprise afin de mieux gérer ma carrière de traductrice indépendante.

L'angle adopté par mes professeurs était de promouvoir notre créativité. Il semble effectivement que cette idéologie ait le vent en poupe en ce moment.

Un des auteurs préférés de mon professeur était Seth Godin, très connu pour son livre La vache pourpre.

En écoutant la radio ce matin, je suis tombée sur un entretien avec Luc de Brabandère, auteur de La valeur des idées, qui prône un peu la même idéologie, mais avec des exemples plus récents.

Le maître mot de la créativité selon ces deux auteurs, c'est d'être capable de changer sa manière de voir les choses.

Alors créativité vs innovation. La frontière semble mince et pourtant la différence serait énorme.
Ainsi, l'innovation serait l'art de changer les choses, mais dans le même champ de réalité. Il donne un exemple qui me parle beaucoup puisqu'il compare l'innovation à la traduction. Ainsi, l'innovation serait de traduire un livre dans différentes langues. Effectivement, le champ de réalité du livre reste le même. C'est bien le même livre, mais dans une autre langue.

La créativité quant à elle, serait de changer sa manière de voir les choses. Mon professeur avait l’habitude de nous donner des objets et de nous demander de leur trouver une utilisation complètement différente pour exercer notre créativité. Notre « examen » de fin de cours consistait à présenter notre métier avec comme seul outil une boîte. Quel exercice!
J'ai comparé la traduction à une trousse de premiers soins en expliquant que si une personne se blesse, elle devra aller consulter un spécialiste, elle ne va pas aller consulter son vendeur de journaux pour obtenir un diagnostic, et qu’en matière de traduction, le raisonnement était le même : quiconque voulait un travail bien fait devait s'adresser à un professionnel du métier. Le message était certes simpliste, mais au moins mon parallèle était clair et a été bien reçu par le public.

Pour en savoir plus sur la créativité, voici un entretien avec Luc de Branbandère sur You Tube.

lundi 25 octobre 2010

Réflexion personnelle

L'autre jour, nostalgique de mes années passées en Belgique, je suis allée manger de bonnes frites dans la friterie la mieux réputée de Montréal.

En regardant le menu, une réflexion m'est venue à l'esprit :

Frites Alors!

Si j'avais écrit ce slogan, j'aurais poussé à l'extrême l'aspect belge qui fait la renommée du lieu pour donner plus de couleurs au slogan.

« Une friterie belge quoi ! » avec la ponctuation française soit dit en passant, ça n'a rien de particulièrement belge, et au Québec c'est un peu « plate » aussi, puisque les Québecois terminent très rarement leurs phrases par « quoi ». À qui donc se dirige ce slogan alors?

Cela ne parle donc qu'à un client français, venu au Québec, et dans une friterie belge, l'effet est raté, selon moi.
Je me suis donc amusée à imager la localisation du slogan pour un public belge d'abord, et je propose la version suivante : « un fritkot belge, une fois ! ».

Je reconnais que le public québécois pourrait être quelque peu dérouté par le mot « fritkot », mais c'est ce qu'on dit en Belgique finalement.
Pour le public québecois, j'aurais proposé tout simplement « une friterie belge, une fois! » ou pourquoi pas
« une friterie belge là! », car je remarque que les Québecois on une forte tendance à terminer leur phrase par là ou « lô » avec l'accent.

Je reconnais que la réflexion est un peu poussée, mais que voulez-vous, difficile de mettre son métier au vestiaire, même lorsqu'on mange un cornet de frites!

lundi 18 octobre 2010

GAP et l'univers des médias sociaux


Il ne faut surtout pas sous-estimer le pouvoir des nouveaux médias sociaux comme en témoigne le dernier « scandale » qui a touché la société GAP après avoir tenté de rajeunir son image en changeant son logo.

Face aux commentaires très critiques sur leur page Facebook dont on peut voir la capture d'écran ici, le groupe GAP a été forcé de faire marche arrière. Il a d'ailleurs publié le message suivant :
"Ok. We’ve heard loud and clear that you don’t like the new logo. We’ve learned a lot from the feedback. We only want what’s best for the brand and our customers. So instead of crowd sourcing, we’re bringing back the Blue Box tonight."
(OK, nous avons bien compris que vous n'aimez pas notre logo. Nous avons beaucoup appris grâce à vos commentaires. Nous voulons uniquement ce qu'il y a de mieux pour la marque et nos clients. Donc plutôt que de soumettre le logo au crowdsourcing, nous allons réinstaurer le rectangle bleu ce soir).

Ainsi,  « le groupe a proposé un compromis : impliquer les internautes dans la création d'un autre logo. Mais la proposition n'a pas suffi. Face à la pression, Gap cède et fait même son mea culpa. » comme on peut le lire sur BFM.


Donner la parole à ses clients potentiels semble donc être un très bon outil marketing.
Dans ce cas, même si Gap a dû faire machine arrière, la marque aura beaucoup appris sur son public cible. Après tout comme on dit, le client a toujours raison.

mardi 12 octobre 2010

Merci Antidote!


Mon mari a gagné un exemplaire du logiciel Antidote version HD (la plus récente) en participant à un concours organisé par les blogs Améliorer son français et Mac Québec.
C'est ce qu'on appelle une bonne nouvelle dans une famille de traducteurs.

Pour ceux qui ignoreraient encore ce qu'est Antidote, il s’agit d’un logiciel d'aide à la rédaction en français publié par Druide qui permet de déceler les fautes d'orthographe, mais aussi les calques ou les impropriétés de la langue. On y trouve aussi des dictionnaires et une partie conjugaison qui permet de vérifier rapidement les différentes terminaisons.

Un des avantages du logiciel est qu’il fonctionne aussi bien sous Linux que sous Mac et Windows, et qu’il peut être intégré directement dans toute la suite Office, et non uniquement dans Word (ou Open Office sous Linux).

Le logiciel coûte une centaine de dollars et il est disponible presque partout (Amazon, Archambault, Renaud-Bray, etc.).
Pour être honnête, je suis bien contente de l'avoir gagnée, mais je l'aurais achetée de toute façon.
Et si vous vous posez la question de savoir si l'investissement en vaut la chandelle, la réponse est oui, sans hésitation!

jeudi 7 octobre 2010

La littérature hispano-américaine à l'honneur

crédit photo : France 2 culture

Cette année, le Prix Nobel de littérature a été attribué à Mario Vargas Llosa, cet auteur péruvien de réputation mondiale, auteur notamment de La casa verde, (La Maison verte), La Fiesta del chivo, (La fête au bouc ou encore Travesuras de la niña mala, (Tours et détours de la vilaine fille).

À l'occasion de cette consécration, le traducteur de ses œuvres en français, Albert Bensoussan, a déclaré à l'AFP que Vargas Llosa avait été influencé par les œuvres de Flaubert et Victor Hugo.

"Mario Vargas Llosa a été très influencé par Gustave Flaubert, par la façon dont ce dernier structurait son récit" [...]
Dans "La tante Julia et le scribouillard" (1977), par exemple, il paraphrase directement un passage de "Madame Bovary", relève celui qui a tout traduit de Vargas Llosa depuis quarante ans et l'a connu à Londres dans les années 60.
[...]

"Quant à Victor Hugo, c'est pour Vargas Llosa le modèle de l'homme total, comme écrivain, poète et politique. Il lui a aussi consacré un essai, intitulé +La tentation de l'impossible+", poursuit Albert Bensoussan.
Il vient donc rejoindre Gabriel Garcia Marquez, Jose Saramago, Le Clezio et autres grands hommes qui ont marqué la littérature mondiale.

À noter que, comme de nombreux auteurs de talent, Mario Vargas Llosa s'est lui aussi essayé au métier de la traduction.

mardi 21 septembre 2010

La traduction de l'argot argentin

Il n'est pas aisé de traduire l'argot, encore moins lorsqu'il s'agit de traduction de documents audiovisuels, où les personnes interrogées n'ont pas forcément préparé leur discours et sont plus propices à utiliser un langage moins châtié que dans les livres.

Pour mon premier essai dans le monde de la traduction audiovisuelle, je me suis confrontée au vocabulaire populaire argentin, notamment le « lunfardo » ou vocabulaire populaire hérité de l'immigration européenne du début du 20e siècle et popularisé par le tango.

Ayant vécu presque deux ans en Argentine, je comprends parfaitement les subtilités du langage, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il est aisé de trouver un équivalent en français qui rende correctement le sens du mot.

Ainsi un mot qui m'a posé problème, c'est la traduction du mot « piba », qui se traduit aisément par « ma petite » mais qui était placé dans un contexte amoureux cette fois-ci et que j'ai fini par traduire par « mon chou » après un long moment de réflexion.

Car en Argentine, on utilise beaucoup de diminutifs et autres mots affectifs qu'il ne faut pas forcément prendre au pied de la lettre.

Ainsi, « gordo » (gros) devient un mot doux au même titre que « chéri » en français.
« Negro » (noir) ne fait généralement pas référence à une personne de couleur, mais plus à un ami.
Un « Flaco » (maigre) peut être gros, un « enano » (nain) un géant de deux mètres, etc.

Le tout est de réussir à s'éloigner du sens premier du mot pour trouver le degré d'intimité qu'il faudra traduire selon le contexte.

Pour m'aider à mieux comprendre le contexte et l'utilisation de ces surnoms, mon mari argentin m'a montré cette publicité de Sprite qui, effectivement, est assez édifiante.


vendredi 3 septembre 2010

Lancer une campagne 2.0

Nous vivons dans un monde virtuel, c'est indéniable, et il serait dommage de ne pas en profiter.

De plus en plus de monde se sert des réseaux sociaux et les intègre dans leur plan marketing, reste a définir si votre présence virtuelle sera un atout pour vos affaires ou non.

Quels sont les avantages de ce genre de campagne?
  • GRATUITÉ
  • PORTÉE
  • PERSONNALISATION
 Effectivement, la plupart de ces outils sont gratuits ou du moins, propose une version basique limitée et gratuite. L'investissement est donc minimum. De plus, contrairement au réseautage classique en personne, la portée de ce genre de campagne est virtuellement sans limites. Depuis Montréal, je peux donc chercher des clients aux États-Unis, mais aussi en Europe ou en Australie, et cela, sans quitter mon bureau. Enfin, il permet de se distinguer. En effet, c'est l'occasion rêvée de vous démarquer, de sortir du lot. Laissez aller votre créativité, le résultat n'en sera que meilleur. Si la créativité est justement ce qui vous fait cruellement défaut, alors restez simple, contentez-vous de briller par votre intelligence et la pertinence de vos remarques.

Quel est votre public cible?

Avant de vous lancer dans une campagne 2.0, faites une rapide analyse de marché afin de ne pas perdre votre temps.
Par exemple, dans quelle tranche d'âge se situent vos clients et à quels réseaux sociaux s'intéressent-ils particulièrement?

Comment choisir le réseau qui me convient le mieux?

Deux paramètres principaux sont à prendre en compte :
  • le temps dont vous disposez
  • votre niveau d'implication
Cibler vos besoins. Évitez de vous disperser.
Il existe forcément un réseau qui mettra en valeur un de vos talents. Vous aimez écrire? Choisissez un blogue. Vous aimez être devant la caméra, préférez plutôt le Vlog ou vidéo-blogging. Vous passez beaucoup de temps à lire et possédez plein de liens à partager, optez pour le micro-blogging (Twitter ou Facebook).
Quel que soit votre choix, tenez-vous y. Un réseau qui n'est pas tenu à jour ne vous servira à rien. Cependant, avant de vous lancer dans l'aventure, posez-vous une dernière question: êtes-vous une source d'information crédible? Choisissez de vous illustrer dans un domaine où vous savez que vous êtes une source crédible. De la même façon, faites attention aux sources que vous citez.

Enfin si vous voyez l'utilité de ce genre de campagne mais n'avez tout bonnement pas les compétences, ni le temps, ni la motivation pour le faire, vous pouvez au choix, suivre un cours pour développer les compétences en question, ou embaucher une personne qui s'occupera de cela pour vous. Et oui, il existe des professionnels dans le domaine, vous n'avez donc plus d'excuses!
D'ailleurs, j'ai moi-même obtenu la plupart de ces conseils auprès de mon professeur de réseaux sociaux, Rachelle Houde.

mardi 17 août 2010

Comment synchroniser des documents sur plusieurs ordinateurs

En informatique, je suis toujours à la recherche d’un moyen qui me simplifiera la vie et me permettra d’organiser mes tâches quotidiennes. Mais plus j’utilise mon ordinateur et plus j’ai besoin d’outils pour le gérer, améliorer son rendement et classer mes documents. La Dropbox est un de ces outils.

En fait, ce programme crée un dossier dans le disque dur qui se synchronise constamment avec mon compte Dropbox sur Internet. De cette façon, même si mon ordinateur tombe en panne du jour au lendemain, toutes mes archives sont en sécurité et demeurent accessibles sur leur site Internet.

Par défaut, les dossiers créés sont privés, mais il est possible de choisir de les partager ou de les rendre public sur Internet même si les personnes avec qui je souhaite partager mes documents ne sont pas inscrites.

Une fonctionnalité curieuse de la Dropbox est que cela me permet d’annuler certaines de mes actions. Comme les fichiers sont synchronisés, si j’efface un fichier par erreur, ou si je souhaite revenir à la version antérieure d’un document que je viens d’enregistrer, il me suffit d’aller sur mon navigateur, d’accéder à mon compte et d’annuler ce que je viens de faire. La Dropbox conserve pendant au moins 30 jours l’historique de tous les changements qui ont été effectués.

Mais ce n’est pas tout. Un de ses principaux avantages est que l’application, en plus d’être simple et légère, est une multiplateforme qui peut donc être installée sur Windows, Linux ou Mac. Il est même possible de l’installer sur un téléphone intelligent (BlackBerry, Android ou iPhone). Et ça, c’est vraiment utile! Grâce à cette fonction, je peux travailler sur un document depuis mon ordinateur de bureau et le continuer au café du coin ou à la bibliothèque sur mon ordinateur portable sans pour autant me demander si je suis bien sur la dernière version de mon texte. Pour quelqu’un qui travaille sur plus d’un ordinateur, cet avantage n’a pas de prix.

Ou si? La version gratuite de la Dropbox n’offre que 2 Go, ce qui n’est pas suffisant pour garder des photos et des vidéos synchronisées et en ligne. Par contre, c’est largement suffisant pour mes documents de travail. Une des possibilités pour augmenter le volume de capacité est de passer par le programme de recommandation : 250 Mb sont offerts à celui qui invite et à celui qui s’enregistre avec l’invitation. Alors si ça vous intéresse, je vous invite à vous inscrire en suivant ce lien ;)

mardi 3 août 2010

Stop Working for Peanuts


Si vous essayez vous aussi de gagner votre vie comme traducteur pigiste, vous allez sûrement apprécier l'initiative de ce mouvement "No Peanuts for translators" (à comprendre par « les traducteurs ne travaillent pas pour des cacahuètes »).
Selon le vieil adage « l'union fait la force », le site propose aux traducteurs d'accepter une charte en 10 points allant de « résister à baisser vos tarifs » à « parlez-en à vos collègues » en passant par « expliquer pourquoi vous pratiquez vos tarifs à vos clients ».

Le principe est simple, faire réagir les traducteurs et les convaincre de ne pas brader leur prix et accepter les tarifs ridiculement bas que certaines agences sans scrupules n'hésitent pas à nous proposer.

De nombreux traducteurs ont déjà parlé du concept sur leur blogue et en voici d'ailleurs un ici qui en parle en français.

À noter la conclusion qui rappelle que, si la forme de la complainte est formulée sur un ton humoristique, l'enjeu, lui, est crucial.

« Prétendre à une rémunération qui permette aux traducteurs et aux interprètes de gagner leur vie n’est pas juste un slogan. C’est un engagement pour notre avenir. »

lundi 2 août 2010

Quand la technologie nous trahit

Loin de vouloir relancer le débat sur les avantages et inconvénients des outils de traductions automatiques, on peut tout de même affirmer avec aplomb que certaines traductions automatiques sont plus que risibles.

Dernièrement, je suis tombée sur le blogue de Marie-Claude Ducas qui commentait quelques traductions particulièrement ratées obtenues probablement avec des outils du genre.

L'auteure commence son article en citant la version française d'un texte touristique présenté à l'entrée d'une église en Croatie, puis, plus préoccupant, reprend des exemples publiés sur des sites de nouvelles en ligne comme Yahoo!Canada.

En avant-goût, voici un exemple sans appel que nous livre l'auteure :
Veil: the Recluse of the Barber is launched, Isabelle Joschke lends to cling.  Mais de quoi parlait-on ? Voilà le texte de départ: Voile : la Solitaire du Figaro est lancée, Isabelle Joschke prête à s’accrocher. Traduire « voile » par « veil », ce n’est déjà pas mal. Mais « Recluse of the Barber » pour  « Solitaire du Figaro », cela remporte définitivement la palme.

mercredi 28 juillet 2010

Opter pour une carrière de traducteur pigiste au Québec

En tant que traducteur, il n'est jamais facile de décider s'il est mieux pour nous de travailler dans une agence et d'avoir un salaire assuré malgré des conditions de travail souvent difficiles ou commencer une carrière de traducteur indépendant et nous heurter à l'incertitude continuelle.

Après avoir pesé le pour et le contre et avoir travaillé pour diverses agences de traductions de Montréal, j'ai décidé de me mettre à mon compte en janvier dernier.

Si vous aussi vous pensez franchir le pas, sachez que le Canada encourage fortement la création d'entreprise et qu'il est, par conséquent, assez simple de devenir pigiste. Aucun papier à remplir et nul besoin de s'enregistrer si vous gagnez moins d'une certaine somme. En gros, rien de plus simple. Sachez aussi que vous pouvez commencer à facturer immédiatement et que vos clients sont exempts de taxes jusqu'à ce que vous ayez atteint un certain montant de facturation.

Cela permet de limiter les risques et de tester le terrain pour voir si cette formule vous convient.

Sachez aussi que si vous avez des questions, le SAJE est un organisme créé pour les entrepreneurs qui vous donnera les renseignements nécessaires pour bien commencer votre carrière d'indépendant. Vous pouvez aussi consulter le site d'infoentrepreneurs qui pourra peut-être vous éclairer sur certains doutes que vous pourriez avoir.

Enfin, si vous voulez en savoir plus, une formation connue sous le nom d'Attestation de spécialisation professionnelle (ASP) est offerte aux entrepreneurs et soutenue par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Divers organismes la proposent et elle vous permet d'acquérir les notions de base nécessaires en communication, comptabilité, droit, etc.